ON VOUS AURA PREVENU(E)S...
Entendu la semaine dernière sur France Inter, dans les chroniques d'Hélène Chevalier "Un jour sur la toile", une discussion sur le monde virtuel de Second World. Intriguée, et par curiosité journalistique (Y aurait-il un sujet à se mettre sous la molaire droite?) je télécharge l'appli, me crée un personnage virtuel, et c'est parti!
Second World est un monde comme le nôtre, crée par les avatars, on peut y acheter de la "terre", en payant en Linden Dollars, une monnaie virtuelle qu'on achète vraiment, et, sur cet espace, on peut créer un paradis terrestre, un monde à la Tolkien, une ville, ce qu'on veut. On peut aussi tout y acheter. J'ai visité une expo réelle dans un appartement virtuel avec un copain réel que je n'avais pas vu depuis quelques mois. Nous nous sommes rencontrés sur Second World, et nous avons pu partager ce moment entre nos avatars, Seb Faitweather et Sixtine Sowind. L'impression est ahurissante. Nous découvrions en même temps des dessins et photos et les commentions, comme si nous étions l'un à côté de l'autre dans le vrai monde.
Le truc : les oeuvres exposées étaient à vendre, quelques centaines de Linden Dollars chaque (me demandez pas le cours du Linden, il existe, mais j'en ai pas la moindre idée); et certaines grosses boites y ont déjà vu la poule aux oeufs d'or, qui commencent à communiquer sur Second World. Et pourquoi pas? C'est gratuit, et fréquenté par un million d'avatars à ce jour. Meilleur : il semblerait que la très sérieuse agence Reuters projette d'ouvrir un Reuters virtuel au sein de ce monde.
Après l'expo photo, nous nous sommes téléportés, Seb et moi, au "Studio 54" - l'attente de téléportation est longue, il y a foule, mais il n'y a pas de physio à l'entrée, ce n'est pas le Paris Paris, vous pourrez garder vos sneakers); et là; vrai dj virtuel en vrai live, qui mixe de chez lui un excellente techno; et des avatars déchainés qui virevoltent et sautent, et bondissent, et se retrouvent à l'envers... Une vraie fausse fête quoi!
Non, je vous le dis, Second Life, c'est super addictif...Enfin, les deux premières semaines, dans mon cas, passé la curiosité journalistique, j'ai un peu lâché l'affaire, manque de temps... Mais qui sait? Si vous croisez une grande perche avec une robe à baleines et des cheuveux roses, qui répond au doux nom de Sixtine Sowind, faites moi un Vox...
Bon, dans les dernières soirées de débauches à noter pour une trentenaire; la soirée des ambassadeurs, au château de Méry sur Oise. A l'arrivée, dans un petit pays au nord est de Paris, le dépaysement est total : comtes, duchesses, prélats de tous ordres et confessions rivalisent avec les courtisanes et les égéries du Rock'n'Roll façon Galliano (dont moi, la robe de duchesse à grandes baleines et falbalas, trop peu pour moi, j'aime trop danser).
On traverse un grand chemin pour arriver sur un château illuminé rose bonbon genre Malabar, et on entre enfin dans une cour où logent trois grandes tentes, avec au choix musique seventies rock, massage et relaxation ou diseuses de bonne aventure, tandis qu'un dragon que ne désavouerait pas Tolkien voltige en show lumière sur les murs de la demeure.
Ouf! On rentre dans l'ambiance, et on parcourt jusqu'à 7 heures du mat' les pièces du château, peuplées de goules affriolantes, de riantes reines et de petits marquis pervers, qu'on embrasse à pleine bouche, et alors? c'est pas grave, après, on n'a plus qu'a se confesser à un cardinal qui ne demande que ça et plus ( il y avait des moines, mais pourquoi se contenter du petit peuple?); on danse dans les toilettes -haut lieu de perdition, voire photo-;avec un superbe drag queen à devenir bi ou homo suivant la manière dont on le situe et on repart avec dans la tête l'idée que dans une heure, bébé se réveille, et que la Marie Antoinette post rock gallianesque va avoir un giga mal de crâne, et plein d'heureux souvenirs à se raconter... Et d'autres qu'on ne racontera pas...Voici quelques clichés, j'attends les autres...
Un mois sans poster, trop occupée, par dans le désordre : l'arrêt de la cigarette (une moitié de réussite -vaut mieux voire la bouteille pleine-); du boulot (youpi, une freelance ne s'en plaint jamais); un bébé (ca c'est du plein temps de toute façon); la sortie d'un bouquin (re-youpi, si ça m'occupe c'est que ça marche), et je reviens sur Vox pleine de bonnes résolutions, comme poster plus régulièrement).
"In the meantime" je constate qu'il y a de nouvelles têtes sur la communauté; des posts plus que rigolos (bravo miss belles miches); un blog achat top tendance; et que ça bouge sans s'inquiéter de moi (normal, en même temps, je suis pas là).
Bref ça swingue pas mal par là, alors je me promets d'être partie de la fête...
Vu sur l'excellent Presse-citron, une idée pour générer votre avertissement perso, parce qu'un Voxien averti en vaut deux (?), voici le mien, allez voir sur Warning Label Generator
pour créer le vôtre.Après un mois et plus de travail forcené, je retrouve mon blog Vox, laissé plutôt à l'abandon.
Bon, alors, voici le tableau du jour : de Caravaggio, une huile de 322 × 340 cm, intitulée "La vocation de Saint Matthieu", liée au verset 9 de l'Evangile de Saint Matthieu : "En
passant, Jésus vit Lévi, le fils d'Alphée, assis au bureau de la
douane,
et lui dit "suis-moi". Et, se
levant, il le suivit. On remarquera les vêtements de Lévi et de Saint Matthieu, à gauche, qui sont ceux de l'époque du Caravage, et à droite, ceux de Jésus, liés à son époque à lui. Une scène atemporelle, voulue par le peintre.
Voilà, je trouvais ce tableau remarquable, je le partage donc ici.